NEW YORK / ÉTATS-UNIS
Troisième vague de licenciements en cinq ans au musée, fragilisé par la baisse des recettes et l’augmentation des coûts.

Les musées américains sont toujours fortement affectés par les conséquences de la crise du Covid, et n'hésitent pas à procéder à des licenciements pour rétablir leurs comptes. En 2020, le Metropolitan Museum of Art avait réduit ses effectifs de 20 %, après avoir été contraint de fermer ses portes pendant la pandémie. Le mois dernier, le Brooklyn Museum a annoncé le licenciement d'une quarantaine d’agents en raison de l'inflation et de la baisse de la fréquentation des groupes scolaires après la fin de la pandémie. C'est maintenant au tour du Musée Guggenheim d'annoncer la suppression de 20 postes, soit 7 % de ses effectifs. Six départements sont concernés, dont celui de l'éducation, à l'exception des conservateurs et des cadres supérieurs.
C’est la troisième vague de licenciements au Musée Guggenheim en cinq ans, malgré les efforts de la directrice Mariët Westermann, en poste depuis 2024, pour compenser les déficits causés par la baisse du nombre de visiteurs : augmentation des prix d'entrée, réduction de la durée des expositions. « La situation financière générale n'est toujours pas ce qu'elle devrait être », a indiqué la directrice.
Le Musée Guggenheim n'a cependant pas donné d'indications sur son déficit. Son budget de fonctionnement en 2023 s'élevait à 72 millions de dollars (à peu près la même somme en euros) et son fonds de dotation à 125 millions de dollars. Les salaires représentent environ 60 % du budget.
Parallèlement, le projet d’ouverture du Guggenheim à Abou Dhabi, longtemps retardé, devrait ouvrir ses portes en 2025, mais aucune date officielle n’a encore été communiquée.
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Le Musée Guggenheim va supprimer une vingtaine de postes
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