Film - Quarante ans après sa sortie sur grand écran, Rembrandt fecit 1669 de Jos Stelling revient dans les salles obscures dans une version numérique restaurée.
L’occasion de redécouvrir ce film néerlandais qui n’a pratiquement pas pris une ride. Quelques effets « auteuristes » trahissent en effet son âge, tel l’érotisme un peu forcé de certaines scènes et le tropisme du réalisateur pour les esclandres amoureux de son protagoniste. Car Rembrandt n’a ici rien d’un héros, Stelling récuse l’hagiographie pour dépeindre un personnage tout en contrastes, un génie évidemment, mais pas spécialement un type sympathique.
Malgré ces menus défauts, le film n’a pas à rougir face aux biopics actuels, qui relèvent davantage du docufiction ou de la performance d’acteurs. Film d’auteur sur un artiste, Rembrandt fecit refuse de passer en revue tous les faits saillants de sa carrière, privilégiant au contraire l’ellipse et l’évocation. Outre la magistrale reconstitution des décors et des costumes, qui ne cède jamais au pastiche, Stelling réussit à capturer la lumière unique qui émane des tableaux du Siècle d’or. Cette tonalité conjuguée à un rythme contemplatif parvient à faire littéralement entrer le spectateur dans la toile.
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Rembrandt, intérieur jour
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Abonnez-vous dès 1 €Rembrandt fecit 1669,
Cet article a été publié dans L'ŒIL n°703 du 1 juillet 2017, avec le titre suivant : Rembrandt, intérieur jour