Son nom n’évoquera sans doute rien aux plus jeunes lecteurs. Aux autres, il rappellera quelques belles années de L’Œil.
Embauchée au service documentation de la revue en 1972, Solange Thierry de Saint-Rapt ne quittera le titre qu’en 1997, après en être devenue la directrice et rédactrice en chef. « La guerre du Golfe nous a plantés », explique celle qui fonctionnait aux « coups de cœur » – comme celui qui lui fit consacrer un grand article aux maisons d’oiseaux d’artistes dans l’un de ses derniers numéros. Le cœur est bien le moteur de Solange, qui a étudié l’histoire de l’art à Louvain avec l’ambition de devenir restauratrice. Amie de sa tante, Rosamond Bernier, la cofondatrice de L’Œil, lui ouvre finalement les portes du titre… et celles des artistes avec lesquels elle se lie d’amitié. « J’aimais vivre au milieu des artistes, discuter avec eux », ajoute Solange Thierry, qui ne les a pas pour autant quittés. Après 1997, son ami Daniel Marchesseau lui propose de signer des expositions au Musée de la vie romantique, qu’il dirige depuis 1998. Elle en signera quatre sur Malraux, les Rouart, Pierre Loti et Chopin. Parallèlement, la collectionneuse continue de rendre visite aux artistes dans leurs ateliers. Si elle voue une passion au peintre symboliste Charles Filiger (1863-1928), elle collectionne aussi les livres d’artistes et les bijoux de créateurs contemporains. Ces derniers sont exposés ce mois-ci à Bruxelles, issus d’une collection qui compte près de mille pièces. Autant de bijoux uniques et, parfois, transgressifs que Solange porte quand elle ne les expose pas.
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Solange Thierry - Collectionneuse
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Abonnez-vous dès 1 €Cet article a été publié dans L'ŒIL n°716 du 1 octobre 2018, avec le titre suivant : Solange Thierry - Collectionneuse