Lorsqu’on découvre pour la première fois l’œuvre d’Hervy-Vaillant, elle peut sembler obscure pour le non initié. Son œuvre se compose de cadres de bois tendus de ruban adhésif et placés selon une orientation est-ouest. Mais dès que le regard insiste, ce premier sentiment disparaît. Alors on remarque qu’il ne s’agit pas seulement d’un jeu avec les formes, les dimensions, les surfaces et les volumes, mais avec la lumière, thème principal de son œuvre. Le ruban adhésif devient piège à lumière et non pas une peau translucide qui laisse entrer le regard dans un espace clos. Le second élément constitutif du travail de Hervy-Vaillant est l’utilisation de proportions spécifiques dans des figures géométriques simples ; ses structures sont élaborées selon les dimensions de la chambre du Roi de la pyramide de Chéops, du chœur de la cathédrale de Chartres ou plus simplement proportionnées selon le nombre d’or. Les œuvres de Hervy-Vaillant ne sont pas à lire, elles sont à voir dans la méditation et la contemplation. À leur conctact, une relation avec le sacré, la religion, le mystique se met en place.
VRY-SUR-SEINE, Manufacture des œillets, jusqu’au 12 février.
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Les pièges à lumière d’Hervy-Vaillant
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Abonnez-vous dès 1 €Cet article a été publié dans L'ŒIL n°513 du 1 février 2000, avec le titre suivant : Les pièges à lumière d’Hervy-Vaillant