Les écoles privées avancent à petits pas dans un domaine où les investissements sont lourds. Elles proposent cependant des stages attractifs de mise à niveau pour les professionnels.
Les nombreuses écoles privées installées à Paris comme en province s’essaient elles aussi aux nouvelles technologies. Cependant, leur approche est différente de celle des écoles publiques. La plupart d’entre elles proposent des formations essentiellement orientées vers une maîtrise technique des logiciels, l’objectif d’une insertion professionnelle rapide étant toujours privilégié. L’École de Condé, à Lyon, a ainsi mis sur pied un BTS de communication visuelle destiné à la formation de graphiste. "La plupart de nos étudiants travaillent en agence de publicité ou de communication", explique Isabelle Arragon, responsable de la formation.
Formation coûteuse
Afin de rentabiliser leurs équipements, les écoles proposent de nombreux stages ouverts à un public qui vient se perfectionner ou se reconvertir. Le Centre de formation pour adultes Image, à Nîmes, offre des stages de "technicien PAO" ou de "technicien multimédia", conventionnés avec les Assedic. L’Institut d’études supérieures des arts (IESA), à Paris, a rapidement acquis une position dominante sur le marché de la formation pour adultes grâce à de lourds investissements en matériel. Seule formation privée à disposer de l’agrément du Conseil régional d’île-de-France, l’Institut organise une formation de "spécialiste de productions multimédia". Lors de sa dernière session, vingt stagiaires sur 110 candidats, ayant tous une expérience professionnelle d’au moins cinq ans, ont été retenus. Par ailleurs, l’IESA organise des week-ends d’initiation au multimédia ouverts à un public d’amateurs ou de curieux. Si les formations permanentes disposent d’aides individuelles à la reconversion, les formations initiales privées sont coûteuses : 29 600 francs pour six mois d’infographie chez MJM Graphic Design, 35 000 francs pour un an à l’École technique privée de photographie et d’audiovisuel (ÉTPA), installée à Toulouse. Bien que cette dernière soit reconnue par l’État, le prix peut paraître prohibitif en comparaison des simples droits universitaires – moins de 2 000 francs – demandés par les écoles d’art.
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Du côté du privé
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Abonnez-vous dès 1 €Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°35 du 4 avril 1997, avec le titre suivant : Du côté du privé