MURUJUGA (AUSTRALIE) [27.04.17] - Le plus important site d’art rupestre a été vandalisé et a été en partie recouvert par une mousse néfaste pour ses ornements sculptés et peints. Une étude officielle engage la responsabilité de visiteurs extérieurs et celle d’une usine fabricant de l’engrais.
Une enquête du comité sénatorial fédéral d’Australie a révélé les dangers qui pèsent sur Murujuga, le site concentrant le plus d’art rupestre préhistorique au monde. Craig Bonney, directeur général de la Murujuga Aboriginal Corporation (MAC), société représentant cinq groupes de propriétaires aborigènes de ce territoire, a été entendu le 18 avril dernier.
Le dirigeant de la MAC a indiqué que les parois ornées ont été vandalisées par des graffitis, stigmatisé la construction sauvage d’une rampe d’accès pour les campeurs et signalé l’apparition récente d’une mousse toxique à la surface des roches.
L’enquête du comité sénatorial a dévoilé que les émissions de la société norvégienne Yara, spécialisée dans la production d’engrais au nitrate d’ammonium, pourraient être à l’origine de cette prolifération. Le mois dernier, une étude a révélé que le système mis en place par l’usine pour contrôler la qualité de l’air de son environnement proche était défectueux.
Craig Bonney a exprimé son inquiétude quant à l’ouverture prochaine de la partie nord du parc de Murujuga et a appelé à une plus grande protection de ces zones sensibles.
Enregistrée en 2007 sur le Registre national australien du patrimoine, la région de la péninsule de Murujuga fait l’objet d’une demande d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis mai 2016.
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Menaces sur le plus grand ensemble d’art rupestre en Australie
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