Que choisir parmi les six cents événements et la vingtaine d’expositions programmés au Benelux dans le cadre de la saison brésilienne tentaculaire, vingt-troisième édition du festival Europalia ?
Bruxelles concentre bien des atouts de cette belle programmation et notamment « Terra Brasilis » installée dans les locaux de l’Espace culturel de la banque ING. Si les autres expositions d’Europalia.brasil mettent l’accent sur la culture brésilienne, celle-ci s’intéresse au territoire et à la nature de ce pays d’Amérique du Sud, depuis sa conquête par les Portugais en 1500 jusqu’à son indépendance en 1822. Ses ressources fabuleuses en faune et en flore, mais aussi en métaux précieux, ont attisé la convoitise et l’imaginaire des Européens, ainsi qu’en atteste le nombre impressionnant d’entrées du riche catalogue de l’exposition.
Les nombreuses et fascinantes planches botaniques et zoologiques, les peintures de paysages et les spécimens en tout genre constituent ce trésor venu du Nouveau Monde. D’ailleurs, les prêteurs sont autant européens que brésiliens tant les échanges ont été féconds, et l’influence du Brésil importante sur notre pharmacopée et notre alimentation, comme en témoignent les nombreuses natures mortes de l’exposition. À l’heure de la déforestation à outrance de la forêt amazonienne, de la monoculture destinée à la production de biocarburant (le Brésil est un des leaders dans le domaine), de l’extinction des espèces, l’exposition rappelle la fragilité d’une nature qu’on a représentée pendant des siècles exubérante et inextinguible.
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Terre de Brésil
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Abonnez-vous dès 1 €Cet article a été publié dans L'ŒIL n°641 du 1 décembre 2011, avec le titre suivant : Terre de Brésil