PARIS
Les archives sont le carburant des historiens-chercheurs. Jacques Barsac, le gendre de Charlotte Perriand, a la chance de pouvoir travailler depuis longtemps sur les propres archives de l’architecte-designer.
Malgré le titre, ce n’est pas un catalogue raisonné, puisque s’y entremêlent biographie et travaux, ce qui constitue tout l’intérêt de l’ouvrage dont les deux premiers volumes sont parus au printemps. Si le découpage chronologique suit la succession des projets ou commandes, il raconte aussi la vie d’une femme libre, volontaire, sportive dont le sourire éclaire chacune de ses photos, aussi nombreuses dans l’ouvrage que ses propos personnels. Cet entrelacement permet de souligner combien les bâtiments et meubles de la designer doivent à ses séjours à l’étranger, car elle voyage beaucoup : à Moscou, au Japon, en Indochine, en Afrique, plus tard au Brésil. Sans oublier la montagne, les Alpes qui ont largement nourri ses meubles en bois, d’apparence frustre, si cotés aujourd’hui. Mais si la familiarité de l’auteur avec son sujet permet de découvrir moults documents, parfois inédits, il empêche parfois un sens critique.
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Tout ou presque sur Charlotte Perriand
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Abonnez-vous dès 1 €Jacques Barsac, Charlotte Perriand, L’œuvre complète, volume I 1903-1940, volume II 1940-1955, chacun environ 500 pages et 95 € , Norma Éditions.
Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°444 du 30 octobre 2015, avec le titre suivant : Tout ou presque sur Charlotte Perriand