Monument

Notre-Dame : « pas un seul salarié contaminé » au plomb

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 22 août 2019 - 387 mots

PARIS

Le patron de l'entreprise PierreNoël, Didier Durand, intervenu depuis le début sur le chantier de Notre-Dame, qui a rouvert lundi, a assuré mercredi sur France Culture que « pas un seul salarié n'avait été contaminé » au plomb.

Des gargouilles de Notre-Dame de Paris après l'incendie du 15 avril 2019 © Photo LudoSane, le 20 avril 2019
Des gargouilles de Notre-Dame de Paris après l'incendie du 15 avril 2019.
© Photo LudoSane, le 20 avril 2019

« Nous n'avons pas un seul salarié contaminé à Notre-Dame de Paris », a assuré au micro M. Durand, qui dirige une entreprise de pierre de taille et maçonnerie, spécialisée dans la restauration des monuments historiques. « Dès le 16 (avril, lendemain de l'incendie, ndlr) - en tant que patron, nous sommes responsables de la sécurité et surtout du bien-être de nos compagnons -, nous avons pris toutes les dispositions pour que nos compagnons puissent être suivis », a-t-il dit. « Nous avons fait faire des plombémies, au lieu de les faire tous les six mois ou tous les trois mois, on les fait tous les mois », a-t-il dit. 

Interrogé sur le fait de savoir si des ouvriers travaillant sur les vitraux avaient pu être contaminés, M. Durand a répondu: « Non ». « Les maîtres verriers et les compagnons du GMH (groupement des monuments historiques), on a l'habitude de ce genre de process et donc on s'est mis en combinaison », a-t-il assuré. Lui-même, qui a rappelé être intervenu le jour de l'incendie, a fait vérifier son taux de plomb dans le sang, très en-deçà du seuil réglementaire, a-t-il indiqué.

« À un moment donné, nous étions pas loin de 130 sur le terrain avec un baraquement de 20 personnes », a-t-il expliqué, d'où la nécessité de remettre en place de nouveaux espaces pour les douches de décontamination.

Une cinquantaine d'ouvriers ont repris lundi les travaux de sécurisation de Notre-Dame de Paris qui étaient interrompus depuis le 25 juillet en raison des risques de contamination au plomb. Des dispositifs drastiques (pédiluves, douches, tenues jetables, stricts protocoles d'entrée et de sortie du site...) ont été mis en place et doivent garantir la sécurité du personnel et empêcher la dispersion de poussières de plomb hors du chantier, hermétiquement bouclé.

M. Durand a précisé qu'il était « important de ne pas perdre les voûtes, pour ne pas se retrouver devant les deux tours jumelles de New-York avec un amalgame de poussières énorme (... ), et là on a encore du plomb et la catastrophe serait multipliée par 1 000 », a-t-il mis en garde.

Cet article a été publié par l'AFP le 21 août 2019.
 

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